Epreuve d’un vie – Le Blog

J’ai survécu au Tsunami de 2004 : je vous raconte

En 2004, il s’est produit l’une des plus grandes catastrophes naturelles de l’histoire avec le Tsunami sur les côtes de l’océan Indien. C’est un très fort séisme qui s’est produit au large de Sumatra, dans l’océan Indien qui est à l’origine de la formation des gigantesques vagues, allant jusqu’à plus de quinze mètres de haut, qui détruiront le littoral de nombreux pays. En effet, ce sont plusieurs pays qui ont été touchés avec principalement parmi eux l’Indonésie, le Sri Lanka, la Thaïlande, l’Inde, les Maldives et la Malaisie. D’autres pays ont malheureusement également été touchés. Le bilan global de ce drame est de 250 000 morts, dont plus de 170 000 en Indonésie qui est donc le pays le plus meurtri. En plus des pertes humaines, les dégâts matériels sont tout simplement vertigineux dans des pays déjà pauvres.

Je suis un survivant du Tsunami

Pourquoi je connais aussi bien les chiffres de cette catastrophe ? Et bien tout simplement parce que je l’ai vécu et que j’en suis un survivant. Cette histoire me bouleversera toute ma vie. Je garde un souvenir impérissable de ce moment. J’étais alors en vacances au Sri Lanka afin de décompresser de la dure réalité du quotidien. Le Sri Lanka est un merveilleux pays qui possède plus de 1300 kilomètres de littoral. Véritablement imprégné dans l’océan Indien, je passais alors des vacances de rêve. Je profitais du soleil et de l’eau chaude pour la plupart du temps. Mais le jour du tsunami, j’ai eu beaucoup de chance de ne pas me trouver alors sur la plage. Autrement, j’aurais fait partie des 35000 morts qui ont péris dans cet évènement dramatique. Je m’étais alors rendu un peu plus loin du littoral pour visiter une place inévitable.

Malgré tout, la panique et la terreur se sont répandues dans l’intégralité du pays, et non seulement sur les littoraux touchés par les vagues. J’ai cru qu’il s’agissait de la fin du monde. Des scènes d’horreur resteront à jamais graves dans ma mémoire. J’ai pu voir des corps d’enfants flottés dans l’eau qui se répandait jusqu’à des kilomètres plus loin que le littoral. 800 des 1400 kilomètres de littoral ont été dévastés.

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L’instinct de survie se révèle

Dans ces conditions, on ne réfléchit à rien et on ne comprend pas ce qu’il se passe. Par conséquent, on agit comme notre corps nous dit de faire. Et c’est alors l’instinct de survie qui dicte notre conduite. Je me suis donc mis en grand danger afin de sauver toutes les personnes plus faibles que je voyais en difficulté autour de moi. Mais le sentiment d’impuissance face aux nombreuses personnes déjà mortes est terrible. Encore aujourd’hui, il me hante et me réveille parfois la nuit. Je suis un survivant du tsunami mais des centaines de milliers de personnes n’ont pas eu ma chance, et cela me fait toujours me poser des millions de questions dans ma tête. J’espère qu’avec le temps, tout cela s’estompera pour enfin oublier définitivement cette tragédie.

Depuis, je privilégie des destinations plus sures.